Élection du nouveau bureau du Cercle

Le Cercle des journalistes juridiques, qui tenait son AG annuelle le 30 novembre, a élu son nouveau bureau pour trois ans.
Le nouveau bureau du CJJ est ainsi composé :
Président : Arnaud Dumourier (Le Monde du Droit LegalNews JuridicOnline)
Vice-présidente : Delphine Iweins (Les Echos)
Secrétaire général : Audrey Tabuteau (journaliste indépendante – Le Monde du Droit, La Lettre des juristes d’affaires, …)
Trésorier : Clémentine Delzanno (La revue pratique du recouvrement)
Responsable de l’économat : Sophie Bridier (actuEL Direction juridique)
Responsable numérique : Pierre Januel (journaliste indépendant – Dalloz actualité, La Lettre A, Mediapart, Mediacités)


« Je me réjouis d’être le nouveau président du Cercle. L’ambition du nouveau bureau est non seulement de contribuer à valoriser la place du journaliste juridique en tant qu’interlocuteur privilégié des professionnels du droit mais aussi de créer des liens avec les acteurs publics ou privés qui s’intéressent aux questions juridiques. Nous souhaitons également favoriser les échanges et les rencontres entre journalistes juridiques » déclare Arnaud Dumourier, président du CJJ.

Le nouveau bureau tient à remercier l’ancien bureau, et plus spécialement Olivia Dufour et Anne Portmann qui ont été à l’initiative du CJJ et ont œuvré pendant trois ans à valoriser le savoir-faire des journalistes juridiques.

Protéger les journalistes rémunéré.e.s à la pige, quoi qu’il en coûte

 » Les organisations syndicales représentatives de journalistes SNJ – SNJ-CGT – CFDT-Journalistes et SGJ-FO en appellent au ministre de la Culture et à la responsabilité collective des éditeurs de presse pour que chaque journaliste pigiste soit indemnisé selon les mêmes critères que chaque journaliste mensualisé.e. Il ne peut y avoir d’inégalité de traitement entre salariés relevant du même statut, de la même convention collective. » Le Cercle des Journalistes Juridiques soutient cette initiative et se tient aux côtés de ses membres pigistes toute l’année et encore plus durant cette période particulière.

Le communiqué de presse est disponible dans son intégralité ici.

Guide de défense du journaliste

Les menaces judiciaires récentes et répétées envers notre profession nous obligent à répondre de manière plus frappante et plus efficace que d’habitude. Le secret des sources ne se négocie pas mais nous, journalistes, ne sommes pas tous forcément armés lorsque vient le moment de la convocation dans des locaux de police.

L’Association de la presse judiciaire (APJ) avec le Syndicat national des journalistes (SNJ), ont décidé de publier « Un guide de défense du journaliste »  sous forme de questions/réponses. Ce travail a été réalisé avec l’assistance des avocats Patrice Spinosi, Nicolas Hervieu et Cloé Fonteix (cabinet Spinosi & Sureau).

Le Cercle des Journalistes Juridiques (CJJ) s’associe également à cette action de la profession qui a pour but de permettre de répondre aux questions que peut se poser un journaliste inquiété dans le cadre de son travail.

En effet, ce guide vise à prodiguer à nos consœurs et confrères les premiers conseils pour réagir correctement et légalement aux mesures de convocations et d’enquêtes qui se sont malheureusement multipliées ces derniers mois.

► Que faire en cas de garde-à-vue ?

► Que répondre aux questions des policiers et gendarmes ?

Ce guide est publié sous deux versions : une courte disponible en format A5 et une autre plus dense téléchargeable à partir des sites de l’APJ et du SNJ.

Mouvement des « gilets jaunes » : le Cercle des journalistes juridiques condamne les actes violents contre les journalistes

Mouvement des « gilets jaunes » : le Cercle des journalistes juridiques condamne les actes violents contre les journalistes et adresse tout son soutien aux confrères agressés.

Le Cercle des journalistes exprime sa solidarité avec les journalistes victimes de violences dans l’exercice de leur travail depuis le début du mouvement dit des « gilets jaunes ».

Nous rappelons que la liberté d’informer est garantie en France par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen aux termes duquel : « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ».

La critique est nécessaire et légitime dans une démocratie, la violence n’est ni l’un ni l’autre. Jamais.

Le Cercle des Journalistes Juridiques fête son premier anniversaire

Le 17 septembre, le Cercle des Journalistes Juridiques célèbre son premier anniversaire. Nous donnons rendez-vous à nos membres lors d’une assemblée générale ordinaire et au public lors d’une table-ronde sur le métier de journaliste juridique.

PROGRAMME

  • 16h00

Assemblée Générale Ordinaire (ouverte exclusivement aux adhérents à jour de leur cotisation)

  • 17h15 – 18h45

Introduction : Qu’est-ce que le journalisme juridique ? (historique, différences avec presse judiciaire, etc…)

Intervention : Qu’est-ce qu’un jeune journaliste juridique ? Olivier Hielle, Pixel Image

Table ronde : Défis et perspectives du journalisme juridique animée par Olivia Dufour, Présidente du CJJ avec notamment :

– Christian Lefebvre, Notaire honoraire, médiateur du notariat
– Pierre Berlioz, Directeur de l’École de formation professionnelle des barreaux de la cour d’appel de Paris (EFB)
– Nicolas Corato, Conseil en communication d’influence et affaires publiques

  • 18h45 – 20h00

Verre de l’amitié

Lieu :  Conseil national des barreaux, 180 boulevard Haussmann, 75008 Paris.

 

 

Palais de justice de Paris, une affaire de symboles

Les membres du Cercle des Journalistes Juridiques proposent régulièrement en exclusivité une chronique dans une rubrique dédiée sur le site du Club des Juristes

« Palais de justice de Paris, une affaire de symboles

La première audience civile au nouveau palais des Batignolles se tiendra le 16 avril et la première audience pénale le 23 avril. Parmi les ultimes ajustements avant que la justice ne s’y installe ? Poser les symboles. Or, l’affaire est moins simple qu’il n’y parait. L’architecte, Renzo Piano, n’envisage pas d’un très bon oeil en effet que l’on pose des « verrues » sur son oeuvre. Il n’est pas le seul architecte à imposer à la justice ses exigences esthétiques. A Nantes, Jean Nouvel a interdit aux magistrats greffiers et personnels d’apporter des meubles personnels susceptibles de polluer son oeuvre, de même qu’il a proscrit la pose de rideaux aux fenêtres. On y est donc réduit à scotcher des calendriers pour échapper au soleil. A Paris, l’affaire des symboles, oubliée lors de la commande du bâtiment, a suscité des échanges délicats entre l’architecte et la justice quand il s’est agi de déterminer ce qu’on allait mettre et où. La balance déplaisait à l’architecte qui l’a redessinée….sans le glaive et penchant d’un côté plus que de l’autre. C’est esthétique, mais est-il judicieux que la justice se fasse dicter sa symbolique par un artiste si brillant et respectable soit-il ? Plus consensuels, les drapeaux français et européens seront installés à l’entrée mais aussi sans doute à d’autres endroits du palais. Il a été décidé également d’orner les murs de citations extraites des déclarations des droits de l’homme française et européenne ainsi que de la Convention internationale des droits de l’enfants. Enfin, plusieurs salles du nouveaux palais seront baptisées du nom de figures célèbres et respectées parmi lesquelles Pierre Drai, Simone Veil ou encore Robert Badinter. Quant au bâtiment en lui-même, il s’emploie à proposer une justice du 21ème siècle horizontalisée pour rompre avec la verticalité empruntée aux églises dans les palais du 19è siècle, cette « architecture de la peur »pour reprendre le mot d’Antoine Garapon dans son rapport sur « la symbolique du futur Tribunal de Paris » (juillet 2016). Et le magistrat de souligner « Ce n’est donc plus la verticalité de l’obéissance à la Loi qu’il faut symboliser mais l’horizontalité de la civilité ». Une horizontalité de 38 étages, tout de même…. !  »

Lire le rapport dans son intégralité.

Par Olivia Dufour, Présidente du Cercle des journalistes juridiques

Chronique publiée par le Club des Juristes, le 19 janvier 2018.